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"CHRONIQUES CINEMA"


Nicolas Le Gac

Briochin de naissance, il quitte la Bretagne après 4 ans d'études d'anglais à Rennes (dont une année à Belfast en Irlande du Nord) et un détour par la solidarité internationale (Objecteur de Conscience au Groupe Solidarité Internationale à Pacé, Ille et Vilaine).
 
Passionné par le 7ème Art, il reprend ses études à Paris 8 en DEA de cinéma. Il est ensuite embauché deux ans au cinéma Utopia de Toulouse où il obtient son CAP de projectionniste, puis il devient animateur cinéma au cinéma de Bègles en Gironde. Il est co-fondateur de l'association Les Bobines Mobiles avec laquelle il a mis en place des projections cinématographiques itinérantes dans la vallée de la Drina, région de Gorazde en Bosnie-Herzégovine. Il vit aujourd'hui à Lorient.
 
 
 

14/10/2009

LA CITÉ DES ABEILLES

un documentaire de Marion Boé
2008 / 52 mn / coproduit par France 3 Ouest et Candela Productions

Une utopie surgit de la terre
Les lendemains de la seconde guerre mondiale sont difficiles, notamment dans le secteur immobilier, et plus encore en ce qui concerne le logement de la classe ouvrière. A Quimper comme ailleurs en France, de nombreux ouvriers vivent dans des habitations insalubres, sans eau courante, parfois dans une pièce unique. En 1950, face aux difficultés que connaît l'État dans la construction de logements sociaux, une poignée de quimpérois décident de prendre leur destin en main et de continuer là où le gouvernement s'est arrêté,
autrement dit de construire leur habitation par leurs propres moyens. Pour cela, ils s'inspirent du mouvement des Castors qui a vu le jour à Pessac, en Gironde. Cette démarche consiste à construire sa maison et celle des autres en se basant sur le principe de l'apport-travail, ce qui réduit le coût global des travaux de 30%. C'est donc bien une entreprise collective qui se met en place pour répondre au besoin urgent de vivre sous un toit de manière décente.

Une aventure humaine sans précédent: travailler ensemble pour tous.
Au départ, un petit noyau de militants issus du parti communiste et des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes (JOC) ont entendu parler du mouvement des Castors à Pessac et décident de s'y rendre afin de rencontrer les initiateurs de ce mouvement et de s'en inspirer. A leur retour, c'est un projet de construction de 100 maisons qui voit le jour, ce qui en fait la plus grosse cité Castor du moment. Très vite, le groupe se constitue, il faut même refuser du monde! Une fois les plans établis et le soutien des collectivités territoriales et du Ministère
de la Reconstruction obtenus, le chantier peut commencer. Mais ce qu'il représente est titanesque. Ces ouvriers devront faire preuve d'une motivation sans faille et d'un solide courage. La plupart d'entre eux ne connaissent ni la maçonnerie, ni la construction de charpente. Il leur faudra apprendre, se former sur le tas, s'entraider. Mais surtout, il faudra consacrer pratiquement tout son temps libre à la construction de la cité : au moins 32h par mois et la moitié de ses vacances. Sans oublier le versement d'1/6ème de son salaire. Le
chantier durera 3 ans!

Cette aventure collective est marquée du sceau de la solidarité : les familles qui n'ont pas forcément les moyens pour verser les 2000 francs mensuels sont aidées grâce au système de caisse solidaire et de financements-relais. La cité des Abeilles avance petit à petit, les maisons sortent de terre, cette terre vierge qu'il a fallu creuser pour en extraire les pierres et les tailler. Trois années de dur labeur qui ont permis à ces mal-logés d'habiter dans une « vraie » maison avec l'eau courante, de l'électricité, un jardin, une terrasse et un garage, un luxe qui faisait passer ces Castors pour de doux rêveurs au lancement du chantier.

« J'ai ouvert le robinet et j'ai regardé l'eau couler »
Une utopie réaliste, voilà comment on pourrait qualifier le projet de la Cité des Abeilles. Le mouvement des Castors a déclenché plusieurs initiatives de la sorte mais toutes ne sont pas allées jusqu'au bout. A Quimper, la réussite est en grande partie redevable au dynamisme du noyau dur du projet : Louis Hélaouët, François Boé, Henri Moysan, Jeannette Plouzennec et Henri Cariou.

C'est ainsi qu'en 1954, la Cité est inaugurée en grande pompe. Les officiels sont au rendez-vous et les curieux du centre ville de Quimper viennent visiter ce nouveau quartier. Une des Castors se souvient que la première chose qu'elle ait faite en entrant chez elle fut d'« ouvrir le robinet et regarder l'eau couler ».

Ce premier documentaire de Marion Boé (jeune réalisatrice de 26 ans), petite fille d'un des fondateurs des Abeilles, revient sur cette aventure et fait acte de mémoire. Elle qui a toujours connu cette cité se questionne sur l'héritage laissé par ses grand-parents aujourd'hui disparus. Cet exemple de solidarité doit continuer à alimenter l'engagement des jeunes générations. La mémoire des Abeilles ne doit pas s'éteindre sans laisser de trace. Sa première génération, celle qui fut à l'origine du projet, est aujourd'hui vieillissante. Il est vrai aussi que ces maisons n'en disent pas long de l'extérieur. Elles semblent tout à fait banales, constituant un quartier résidentiel, calme. Et c'est là aussi l'intérêt de ce joli documentaire : nous faire découvrir une expérience hors du commun inconnue au bataillon. Alternant interviews d'anciens Castors vivants aux Abeilles et images d'archives captivantes (extraites du court film de Paul Duguy tourné en 1954 sur la Cité des Abeilles), ce documentaire nous rappelle qu'une grande partie des droits dont nous jouissons aujourd'hui a été obtenu grâce au combat de nos grand-parents. La construction de la Cité des Abeilles est en quelque sorte une
révolution silencieuse : elle a contribué de manière forte à la mise en route du système des HLM! Elle a permis aussi aux « petits ouvriers » de réaliser leur rêves, de s'approprier un luxe qui n'était réservé alors qu'aux riches: construire et être propriétaire de sa propre maison!

Diffusion de la Cité des Abeilles
Le film a déjà été programmé lors du dernier Festival Étonnants Voyageurs à Saint Malo. Il a également été projeté en juin aux Rencontres du Film Documentaire de Mellionnec, un festival très sympathique, convivial (de nombreuses rencontres et projections, ainsi qu'une toute nouvelle proposition: l'installation d'une yourte à son dans laquelle ont été diffusés plusieurs reportages radiophoniques de Sur les Docs, une l'émission de France Culture consacrée au documentaire).

Comme chaque année, le Mois du documentaire se déroulera tout au long du mois de novembre. N'oubliez donc pas de jeter un oeil aux programmes de vos médiathèque et cinémas. La cité des Abeilles y figurera sans aucun doute! Le film est d'ores et déjà prévu à l'affiche du Mois du doc sur l'ïle de Groix (le 26 novembre à 21h). Pour le reste, on se permettra de vous faire une petite piqûre de rappel...

28/05/2009

MARÉE NOIRE, COLÈRE ROUGE
CHRONIQUE DE LA LUTTE DES BRETONS CONTRE LE MAZOUT DE L'AMOCO-CADIZ 1978

Documentaire de René Vautier
 1978 – 54 minutes
Image: Pierre Clément
Montage/son: Soazig Chapdelaine
Produit par l'Unité de Production Cinéma Bretagne (U.P.C.B.)

La cinémathèque de Bretagne, qui gère toutes les archives de René Vautier, vient d'éditer en DVD, après une minutieuse restauration, un de ses célèbres documentaires, Marée noire, colère rouge.

Le 16 mars  1978,   le pétrolier  Amoco-Cadiz  coule au  large de  la côte nord du Finistère et  provoque un désastre   écologique   sans   précédent.   Et   pourtant,   face   à   cette   catastrophe   de   grande   envergure,   le gouvernement   français   ne   se   montrera   pas   à   la   hauteur.   Pire,   il   protégera,   via   une   campagne   de désinformation aberrante,  ses  intérêts financiers au dépend des populations locales et provoquera ainsi   la colère du peuple breton.

Comme à son habitude, René Vautier agit dans l'urgence, sur le moment, en réaction directe à un événement social, politique. Il est un des rares franc-tireurs du cinéma français, une figure incontournable du cinéma militant de l'Hexagone. Mais il l'a payé cher: la majorité de ses films ont été censurés par les autorités, les télévisions, parfois même détruits par des groupes d'extrême droite. Son indépendance et sa liberté de penser n'ont pas de prix et cela lui vaudra aussi la prison, l'exil, la clandestinité.

  En 1972, Il fonde avec Nicole Le Garrec l'Union de Production Cinéma Bretagne, une structure basée dans le   Finistère   à   Plonéour-Lanvern   et   qui   a   pour   objectif   de   produire   des   films  militants,   engagés   et indépendants. Il en sortira une dizaine de longs métrages (Quand tu disais Valéry,  Classe de lutte, etc.) et autant de courts métrages signés Yann Le Masson,  Bruno Muel,  Pierre Clément,  Félix Le Garrec,  Soazig Chapdelaine. Marée noire, colère rouge sera la dernière réalisation de René Vautier au sein de ce collectif.

Le DVD édité par   la Cinémathèque de Bretagne comprend également  une  interview de 26 minutes  du réalisateur.

Au passage,  rappelons l'existence de deux ouvrages passionnants: les mémoires de René Vautier  Caméra citoyenne  (éditions   Apogée   –   1998) et la BD de Kris et Etienne Davodeau Un homme est mort (Futuropolis   -   2006) qui   raconte  l'histoire de  la vie éphémère du documentaire du même nom que réalisa René Vautier en 1951, suite à une commande de la CGT.

 
 
 
7/04/2009

Livre « Le cinéma en Bretagne »

de Tangui Perron
(Editions Palantines - 2006)


La Bretagne, terre de légendes mais aussi de cinéma. C'est ce que nous raconte Tangui Perron dans ce très beau livre extrêmement bien documenté (pas moins de 300 illustrations) « Le cinéma en Bretagne » paru aux éditions Palantines ( http://www.editionspalantines.com) en 2006.

Avec plus de 250 tournages de films de fiction à son actif, la Bretagne fait parti de ces régions les plus appréciées par le 7ème Art: Claude Chabrol, Jean Epstein, Jean Grémillon, Bertrand Tavernier, Jacques Demy, Philippe Lioret, Marcel Carné, Alain Resnais, André Dumaître, Roman Polanski etc. Tous ces grands cinéastes ont un jour posé leur caméra sur nos terres.

Ce livre est une vraie mine d'or pour qui s'intéresse à l'histoire du cinéma en Bretagne et du cinéma breton. Très agréable à lire, il mélange habillement les anecdotes, les descriptions techniques et de nombreuses photos issues des meilleures iconothèques et fonds privés.

Saviez-vous que Richard Fleisher (auteur, entre autres, de 20000 lieues sous les mers) est venu tourner les dernières scènes de son film Vicking (avec Kirk Douglas, 1958) au Fort la Latte au Cap Fréhel ? Quant au film de René Clément La bataille du rail tourné juste après la guerre, première réalisation de la Coopérative (cégétiste) Générale du Cinéma Français et récompensé du Grand Prix à la première édition du festival de Cannes, quelques scènes montrant le sabotage d'une voie ferré pendant la guerre ont été réalisées sur la ligne Guingamp-Lannion.

Point de chauvinisme dans ce bel ouvrage, Tangui Perron rend avant tout hommage aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'histoire du cinéma en Bretagne, au 7ème Art de manière générale.


Sommaire:

1-Les lanternes, la misère et les croix
Quand le cinéma débarque par le train, la carriole et le palace / Un instrument du diable dans les
mains du Bon Dieu ? / Le tragique breton

2- La mer à l'écran
A l'heure de la « qualité française » / Le temps des courts au large / Du difficile retour de
Grémillon à l'arrivée de Jacques Demy

3- Histoire, comédie … et politique
Marches et démarches militantes / Fictions de gauche et films historiques / Nanars et clichés,
cadres et décors

4- L'évolution depuis les années 1980
Mutations et diversifications / Les films de Manuel, Pascale, Marie et les autres / Au-delà de
clichés


L'auteur:
Tangui Perron est originaire du Morbihan. Sa culture cinéphile débute à Quimper au cinéma Le Chapeau Rouge puis à Rennes où il suit les cours de Jean-Pierre Berthomé. Spécialiste du cinéma ouvrier et militant, il a participé à la constitution du fond de la Cinémathèque de Bretagne et est aujourd'hui chargé du patrimoine au sein de l'association Périphérie, centre de création documentaire en Seine-Saint-Denis. Il programme et anime depuis plus de 10 ans un rendez-vous régulier au Magic Cinéma de Bobigny (http://www.magic-cinema.fr) sur la thématique « Bretagne et cinéma ».
 

HERBE

(2008 / 76 minutes)
un documentaire de Matthieu Levain et Olivier Porte
avec André Pochon, Christian Le Fustec, les producteurs du GAEC Allain-Carrer, ...

Que mange une vache ?
« De l'herbe, bien évidement », me direz vous. Ça paraît logique et pourtant votre réponse est en grande partie fausse. En France (et pas seulement), la majorité des vaches mangent du maïs, des céréales, des vitamines. Comme le dit un éleveur dans ce passionnant documentaire « toutes ces pubs qui montrent des vaches dans les prés, qui broutent de l'herbe, c'est une image positive qui rassure le consommateur. Mais si on voulait être sincère et montrer ce qui se passe vraiment, c'est du maïs qu'elles devraient manger ces vaches sur les photos! ».
    Olivier porte, jeune ingénieur agronome de Montpellier, et son ami Matthieu Levain, qui vient de créer sa boîte d'audiovisuel, mènent une enquête sur le terrain pour comprendre ce qui a conduit certains agriculteurs-producteurs laitier bretons à choisir le système herbager et d'autres le système intensif à base de maïs. Le documentaire est tourné en grande partie dans les Côtes d'Armor mais aussi dans le Finistère.
    Une des grandes qualités de ce film documentaire est de ne pas tomber dans le manichéisme. Il n'y a pas d'un côté les gentils bio et de l'autre les affreux fermiers productivistes. Mais ceux et celles qui se sont tournés vers une agriculture plus raisonnable et raisonnée ont l'air de s'en porter mieux, même si la tâche n'est pas toujours simple quand, par exemple, la pluie a gorgé l'herbe d'eau. Mais ils ont redécouvert le lien avec la nature, leur rythme de travail est moins exténuant (pour un rendement équivalent), et surtout ils ont le sentiment d'être plus libres et indépendants, tout comme leurs vaches qui paissent dans les champs.
    Tandis que les autres producteurs laitier, poussés par les coopératives agricoles auxquelles ils appartiennent, ont choisi le modèle productiviste pour des raisons de rendement (« il faut aller de l'avant! » qu'on leur disait dès les années 1970) et parce que la fameuse PAC (Politique Agricole Commune) encourageait et finançait ces projets. Un tel choix induit un coût (construction d'un hangar, achat de matériel perfectionné sans cesse renouvelé, utilisation de tel marque d'aliments, de pesticides, d'engrais, etc.) et donc des emprunts à la banque qu'il faut rembourser sur 20 ans. Adieu liberté chérie! Et pour quel résultat ?... Un appauvrissement des sols, une qualité douteuse, la perte d'un savoir-faire transmis de génération en génération, un endettement sans fin.
 
Un film de résistance, idéal pour des soirées-débat
Le film s'interroge sur l'impact environnemental de cette agriculture intensive sans pour autant enfoncer des portes ouvertes. S'il semble se positionner du côté de ceux et celles qui ont choisi le système herbager, il se demande aussi si ce système est susceptible de s'étendre à tout type d'exploitations agricoles et pour quelles raisons il ne s'est pas plus développé aujourd'hui.
En cette période de crise, il existe un bon antidote à la déprime: découvrir des initiatives positives et des alternatives économiques qui tiennent la route, entendre des gens nous parler avec bonheur de leur travail. Un autre monde est possible! Et on y croit!
Encore un parfait outil pour animer de vraies soirées débats. Le film est sorti le 18 février 2009 dans les salles, mais pas encore sur les écrans bretons! Alors qu'une grosse tournée dans le réseau des salles UTOPIA et des cinémas adhérents à l'ISF est déjà en route... Qu'à cela n'tienne! Contactez vos cinémas et associations de cinéphiles pour organiser une rencontre (le film n'étant distribué qu'en format vidéo, il faut que la salle soit équipée d'un vidéo-projecteur).
 
Vous pouvez également vous rendre sur le site Internet du film,
vous y trouverez tous les renseignements utiles: www.herbe-lefilm.com
 
 

MANILLE

un documentaire de Véronique Pondaven
(2008 / 52 mn / coproduit par France3 Ouest et Myria Prod)

« C'est Germinal! »
Lors d'un séjour à l'île de Groix, un ami conseille à Véronique Pondaven d'aller jeter un œil du côté des Forges Le Béon, une moyenne entreprise installée à Kermoran, le port de pêche de Lorient. « Il faut voir ça, c'est impressionnant! », lui dit-il. Et en effet, la réalisatrice sera réellement fascinée par ces hommes au travail qui se définissent plutôt comme des artisans, par leur dur labeur, « C'est Germinal! » dira t-elle à un des ouvriers. On sent sa fascination dans son approche du sujet, dans la très belle manière qu'elle a de cadrer et de faire ressortir les lumières, les couleurs de l'acier incandescent, des presses qui le façonnent pour en faire des manilles (parmi les plus grosses au monde!).

Portrait du monde ouvrier
Mais comment filmer cet univers sans aborder la question des conditions de travail, du monde ouvrier et de son déclin ?  Le documentaire de Véronique Pondaven a donc aussi cela d'intéressant: ce n'est pas un film d'entreprise dont l'objectif est la valorisation de son activité, non. C'est un film sur le monde du travail, sur des ouvriers qui ont, certes, la fierté de ce qu'ils font mais qui ont aussi conscience d'exécuter une tache pénible et d'être exploité par un patron à l'humour douteux (il faut voir la séquence du départ à la retraite de deux fidèles employés, 42 années de service!Le geste du directeur frise la caricature d'un patronat ingrat). Le film tend un miroir à notre société et l'image qui s'y reflète n'est pas forcément des plus reluisantes, car c'est un monde où le « travailler plus pour gagner plus » signifie « chacun pour soi », où la solidarité entre les hommes a ses limites, où l'engagement n'a plus de sens (il n'y a pas de syndicats dans cette entreprise de 65 salariés).
On regrettera peut-être quelques lourdeurs de style au niveau cinématographique (par exemple un montage systématiquement saccadé et inutilement nerveux pour traduire le travail mécanique, la cadence infernale de ces ateliers).  Toujours est-il que ce film a le mérite de nous faire découvrir un monde (celui des forges) inconnu du public et demeure un très bon support pour organiser une rencontre, une projection-débat sur le thème du travail.

Prochain débat autour du documentaire de Véronique Pondaven
Prochain débat autour du documentaire de Véronique Pondaven
Signalons que le film sera programmé à l'occasion du colloque organisé par l'ISSTO (Institut des Sciences Sociales du Travail de l'Ouest) sur le thème du « monde du travail au cinéma : la  pénibilité physique du travail contemporain ». Cette rencontre se déroulera le vendredi 13 mars à 14h30 à l'auditorium Le Tambour, Université de Rennes 2.
La projection sera suivie d’une table ronde animée par Alain Jaunault, secrétaire général de l’association Catalys Conseil et en présence de Véronique Pondaven, réalisatrice; André Babelaere, secrétaire fédéral, fédération CGTFO de la chimie; Thierry Balannec, ingénieur-conseil régional, CRAM de Bretagne; Jennifer Bué et Elizabeth Algava, chargées de mission au département Conditions de travail et santé de la DARES; Jean-François Naton, conseiller confédéral CGT, chargé de l’activité travail et santé Renseignements sur le site www.univ-rennes2.fr  (rubrique ISSTO). Le film est disponible en DVD (contacter Myria Prod au 02 98 46 32 15)

Nicolas Le Gac.
 
  partenaire

    réalisation
Acanthique

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